Voici mes premières impressions concernant ma dernière acquisition : le cardiofréquencemètre Polar RC3 GPS. Petit tour d’aperçu de ce cardio avec GPS intégré…

Polar est historiquement spécialisé dans les montres cardiofréquencemètres et le RC3 GPS est le premier modèle Polar à disposer d’un GPS intégré. Il allie donc l’expérience de Polar en matière de mesure de fréquence cardiaque avec les fonctionnalités d’un GPS.

Entrons directement dans le vif du sujet. Aussitôt reçu, aussitôt déballé, voici le contenu de la boîte :

Le contenu du colis : la montre bien sûr, la ceinture avec l'émetteur, la câble pour le transfert des données et le rechargement de la batterie, le manuel

Le contenu du colis : la montre bien sûr, la ceinture avec l’émetteur, la câble pour le transfert des données et le rechargement de la batterie, le manuel.

 

La montre cardio bien sûr, l’émetteur de fréquence cardiaque H3, la ceinture avec les électrodes, un câble USB pour le transfert des données sur ordinateur, mais qui sert également pour recharger la montre, le manuel d’utilisation.

Seulement 57g pour le Polar RC3 GPS

Seulement 57g pour le Polar RC3 GPS

La montre est annoncée à 58g, donc plutôt légère, c’est confirmé par le ressentit au poignet et par la balance 😉

La ceinture H3 est vraiment très confortable. Je ne connais pas les ceintures de Garmin ou Suunto, mais j’ai une ceinture Polar qui date un peu, et la nouvelle est vraiment plus confortable et le système d’accroche de l’émetteur me paraît plus robuste. À vérifier dans le temps…

À propos du manuel

Le contenu du manuel est vraiment léger et est loin de décrire toutes les fonctionnalités. Ce n’est pas très grave, le manuel complet est disponible sur internet, vous le trouverez ici : manuel du cardio RC3 GPS.

 

 

vue détaillée sur la ceinture, les électrodes et l'émetteur du cardio Polar RC3 GPS.

Vue détaillée sur la ceinture, les électrodes et l’émetteur du cardio Polar RC3 GPS.

Le Polar RC3 GPS en action

Pour commencer, il faut choisir le type de sport (course à pied, cyclisme ou autre sport), car chaque sport peut être configuré différemment : utilisation de la fréquence cardiaque ou non, GPS activé ou pas, nombre de lignes (2 ou 3) affichées sur la montre, présence du capteur de cadence pour le vélo, etc. Ensuite, il faut laisser le temps à la montre de capter le signal GPS. Ce n’est pas très long, 1-2 minutes tout de même (quelques fois plus, alors que je commence toujours mes sorties au même endroit), qui peuvent paraître un peu longues quand on attend sur place et qu’il ne fait pas très chaud dehors (une solution : courir sur place, finir l’échauffement commencé à l’intérieur).

Vue entraînement 1 du cardio. Forcément, pour prendre la photo, je suis à l'arrêt !

Vue entraînement 1 du cardio. Forcément, pour prendre la photo, je suis à l’arrêt !

Voici les vues disponibles lors d’un entraînement :

–     Vue 1 : fréquence cardiaque instantanée, distance globale, vitesse instantanée ;

–     Vue 2 : vitesse instantanée, distance totale, durée totale (qui manque sur la vue 1)

–    Vue 3 : la zone d’effort actuelle en fonction du pourcentage de FCM (il y en a 5 en tout), le temps passé dans cette zone, la durée totale ;

–    Vue 4 : affichage pour les tours : durée du tour, distance du tour et fréquence cardiaque instantanée ;

–    Vue 5 : vitesse moyenne, calories dépensées, heure ;

–   Vue 6 : le temps passé depuis le début de la séance dans les différentes zones d’effort, ainsi que la zone d’effort actuelle ;

–   Vue 7 : altitude, dénivelé positif et négatif ;

–   Vue 8 : flèche qui indique le point de départ, et distance à vol d’oiseau jusqu’au point de départ.

Personnellement, je me sers principalement de la vue 1, la vue 2 quand je souhaite savoir depuis combien de temps je suis parti, la vue 4 pour les séances où j’ai besoin des tours, pour du fractionné de type 30-30 ou autre, par exemple des séances du type 2×15’ à 85% FCM, bref dès que la séance est découpée en différents temps d’effort.

Fonctions GPS

Les fonctionnalités du Polar RC3 GPS en matière de GPS sont assez limitées et sont regroupées dans les vues 7 et 8.

vue 7 : altitude, dénivelés positif et négatif.

Vue 7 : altitude, dénivelés positif et négatif.

La vue 7 permet d’avoir une estimation de l’altitude où on se trouve ainsi que le dénivelé positif et négatif totaux de la séance. L’altitude est calculée à partir de la position GPS, elle est donc moins précise qu’un altimètre barométrique. Pour le dénivelé, je n’ai pas encore testé sur des dénivelés importants, mais sur mes premières sorties, la montre me donne plus ou moins 150m de dénivelé positif et négatif, contre 170m quand je trace le même parcours sur OpenRunner, ce qui donne une différence de plus de 10% tout de même… mais difficile de dire qui à tort ou raison ! À noter également, le dénivelé positif et négatif ne sont pas toujours égaux, alors que je commence et fini l’entraînement au même endroit, donc à la même altitude… Ces données sont donc à considérer à titre indicatif seulement, et pas comme valeurs de référence.

Vue 8 : retour au départ !

Vue 8 : retour au départ !

La vue 8 affiche la direction et la distance jusqu’au point de départ. Attention, ce n’est pas la distance pour le chemin retour, mais la distance à vol d’oiseau. La distance pour le retour sera donc supérieure à cette distance (sauf si vous pouvez aller tout droit !). Néanmoins, cette fonctionnalité peut se révéler bien pratique, par exemple dans une forêt avec des chemins forestiers dans tous les sens, on peut se permettre d’explorer un peu avant de se servir de la flèche pour retrouver le point de départ. Je n’ai pas encore testé, il n’y a pas assez de chemins et trop de propriétés privées que je ne peux traverser là où je cours !

Pour la vitesse et la distance, les informations les plus fiables sont à mon avis la distance totale et la vitesse moyenne, car la fluctuation de la vitesse instantanée est trop importante.

Après la séance

Dès la fin de l’entraînement, la montre nous fournit les données principales de la séance : durée, distance, vitesse moyenne et maximale, fréquence cardiaque moyenne et maximale, calories consommées, temps passé dans les zones d’effort.

Un point intéressant : la montre donne la valeur du Running Index propre à Polar (voir paragraphe suivant) ainsi qu’un résumé de l’efficacité de la séance, les points améliorés (par exemple : l’endurance aérobie, la tolérance à l’acide lactique, l’utilisation des lipides pour fournir de l’énergie, etc.), en fonction du temps passé dans les différentes zones d’effort. Voici pour information les catégories d’entraînement (i y en a d’autres, je n’ai mis ici que celles concernant les séances en endurance) :

Commentaire sur l'entraînement obtenu à la fin d'une séance.

Commentaire sur l’entraînement obtenu à la fin d’une séance (extrait du manuel).

À noter que la montre ou le site polarpersonaltrainer.com donnent davantage d’information que le résumé obtenu à la fin de l’entraînement.

L’indice de performance « Running Index »

Cet indice de course à pied est calculé après la séance. D’après Polar, il s’agit d’un indicateur de performance qui va au-delà de la VO2max, en prenant en compte l’économie de course (la consommation d’énergie pour une certaine vitesse). Plus cet indice est élevé, plus vous êtes censé être performant.

Je n’ai pas encore assez de recul sur cet indicateur, mais il pourrait s’avérer utile pour détecter les points faibles et/ou forts. Prenons l’exemple suivant : lors des séances en endurance le running index est autour de 60, mais pendant les séances de côtes longues celui-ci est de seulement 53, alors qu’il est en moyenne de 65 sur des séances de fractionnés courts. Peut-on en déduire que les côtes longues sont un point faible alors que la vitesse est un point fort ? C’est une piste à creuser, et je n’ai pas trouvé d’informations ailleurs sur une utilisation avancée de cet indice. Il faut cependant faire attention aux conditions extérieures, par exemple le vent change radicalement la donne s’il est fort, suivant que l’on court vent de face ou vent dans le dos, l’indice risque de varier considérablement et de fausser l’analyse.

Transfert des données sur ordinateur et polarpersonaltrainer.com

La connexion entre le cardio et l’ordinateur (un pc dans mon cas) se fait sans problème, il suffit juste de trouver l’emplacement de la prise sur la montre 😉 qui se situe derrière la montre, à la limite avec le bracelet (voir la photo ci-dessous).

La prise de branchement est bien cachée !

La prise de branchement est bien cachée !

Ensuite, il suffit d’installer le logiciel WebSync (Windows ou Mac, je n’ai pas vu de version pour Linux), de créer un compte sur polarpersonaltrainer.com. Lorsqu’on démarre WebSync, le logiciel synchronise automatiquement les séances contenues dans la montre avec le compte sur polarpersonaltrainer.com.

Synchronisation du cardio avec l'interface polarpersonaltrainer.com via le logicielWebSync

Synchronisation du cardio avec l’interface polarpersonaltrainer.com via le logiciel WebSync.

Voici un exemple de séance sur le site polarpersonaltrainer.com :

Exemple de séance en endurance sur le site polarpersonaltrainer.com.

Exemple de séance en endurance sur le site polarpersonaltrainer.com.

À noter qu’il est aussi possible d’exporter le contenu des séances via 2 fichiers :

  • un fichier .hrm pour les données de fréquence cardiaque, de vitesse et d’altitude ;
  • un fichier .gpx pour la trace GPS.

On peut ainsi importer ses séances dans un logiciel d’entraînement indépendant, comme SportTracks ici :

Exemple d'une séance en endurance importée dans SportTracks.

Exemple d’une séance en endurance importée dans SportTracks.

D’après le manuel, les différentes mesures (FC, altitude, vitesse) sont enregistrées toutes les secondes, ce qui donne un échantillonnage plutôt dense.

Autonomie de la batterie à tester

Je n’ai pas encore testé l’autonomie de la batterie, surtout que la montre se recharge dès qu’elle est branchée à l’ordinateur, et comme j’ai transféré les séances au fur et à mesure, en laissant bien souvent la montre branchée après, celle-ci s’est rechargée régulièrement.

Les points négatifs du Polar RC3 GPS

Les informations manquantes

Les informations concernant un tour sont assez maigres : durée et distance du tour. On n’a donc pas d’information sur la vitesse moyenne pendant le tour (le calcul de tête en courant n’est pas aisé ;)), ce qui pourrait être utile pour les séances à allure spécifique, par exemple 2×20’ à allure semi-marathon.

J’aurais personnellement apprécié une vue : durée et distance totales, fréquence cardiaque, ou encore mieux, la possibilité de personnaliser une vue.

Des fonctions GPS limitées

Je pense particulièrement au VirtualRacer de Gamin, qui permet de se confronter avec soi-même sur un même parcours effectué au préalable (utile par exemple pour mesurer la progression sur un parcours test).

Le gros point négatif : la programmation de l’entraînement

Alors là, c’est vraiment la catastrophe, j’ai essayé de programmer une séance sur l’interface en ligne, mais j’ai vite abandonné vu la limitation : on ne peut définir que 4 phases différentes pour une séance ! Même si on peut répéter un certain nombre de fois plusieurs phases (entre 1 et 12 fois), on ne peut même pas programmer un simple 2x8x30-30 ! Il faudrait pour cela 7 phases : l’échauffement, 30’’ d’effort, 30’’ de récup (répétées 8 fois), une 4ème phase de récup, puis à nouveau 2 phases (effort 30’’, récup 30’’), puis une dernière phase de retour au calme.

Il n’est pas normal qu’on ne puisse pas programmer plus de 4 phases dans une séance ! Impossible donc de programmer un simple 2x8x30-30, et donc encore moins un entraînement pyramidal (100-200-500-800-500-200-100m par exemple). C’est d’autant plus frustrant que je ne vois pas pourquoi le nombre de phases est limité à quatre ? (si quelqu’un à l’explication, je suis preneur !).

Pour les férus de programmation d’entraînement, cela risque d’être un point rédhibitoire… Et sans aller jusque là, il n’est pas normal qu’à ce niveau de prix il n’y ait pas plus de possibilités dans la programmation d’une séance (par exemple : programmation directement sur la montre, ou sur l’ordinateur mais sans besoin de passer par l’interface en ligne).

Heureusement que j’avais l’habitude de faire mes séances avec la fonction « tour » seulement, en appuyant manuellement, au moins je ne suis pas perdu 😉

J’aurais également aimé pouvoir programmer des séances mixtes vélo/course à pied, mais je n’ai pas trouvé comment faire…

Mon avis sur le cardio Polar RC3 GPS

Au final, j’avais choisi un cardiofréquencemètre de Polar pour leur savoir-faire en matière d’analyse de fréquence cardiaque, et je ne suis pas déçu, les fonctionnalités sont nombreuses. Par exemple, je n’ai pas parlé de l’outil de calcul de charge d’entraînement, qui permet de suivre la répercussion des séances d’entraînement sur le corps, avec l’effet cumulatif des séances dans le temps. Par contre, c’est une charge d’entraînement « cardio-vasculaire », autrement dit, elle ne prend pas en compte l’impact des séances de côtes sur les muscles par exemple… à vous de bien gérer ! De même, je n’ai pas détaillé le « Fitness Test » qui permet de mesurer une sorte de VO2max à partir d’un test au repos, en position allongé.

Les améliorations à apporter sont donc du côté des fonctions GPS et de la programmation de l’entraînement, pour permettre plus de flexibilité. Un petit effort de la part de Polar serait donc le bienvenu pour faire du RC3 GPS un cardio plus complet (si quelqu’un de Polar m’entend ? ;)).

Voilà pour un premier « débriefing » du Polar RC3 GPS. Si vous désirez avoir des informations complémentaires, le manuel est disponible en ligne ici, sinon vous pouvez poser la question dans les commentaires 😉

Et si vous l’avez déjà, n’hésitez pas à partager vos impressions ! Vous avez sûrement un avis différent du mien !

PS : si vous êtes à la recherche d’un cardio, je vous conseille d’aller voir le comparatif de cardiofréquencemètres pour la course à pied que j’avais publié, vous y trouverez sans doute le modèle qui vous convient 😉

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